Le creux de la vague, le creux dans l'estomac, le creux des reins, le creux des émotions.
Le creux...
Se sentir si seule et pourtant, si entourée est un paradoxe qui ne peut exister que dans la tête de l'expatriée. J'ai des amis formidables ici comme sur l'autre continent, une famille que j'adore, une vision quasi paradisiaque de la Méditerrannée de ma terrasse. Des petits plaisirs vinicoles et alimentaires (qui arrondissent bien sûr mon tour de taille...).
Et je me sens vide.
Je valse entre un goût de fuir, en avant comme en arrière, un goût de légerté qui ne sera jamais mien, qui sera toujours là sans que je puisse le posséder, et un goût de m'alanguir, de rester, de ne plus bouger, dans ce confort qui entretient ma capacité naturelle à la solitude.
Et je me sens loin...
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