10.11.10

Nice



Comment résumer une ville en un weekend ou en quelques lignes? Les premières impressions de Nice, lorsque l’on arrive par le train, sont conflictuelles : la ville est Opulence, quasi ostentatoire avec ses multiples églises, ses rues emplies de belles personnes et de magasins cossus mais la gare fait face à un quartier que l’on pourrait qualifier de socio-économiquement défavorisé.



Arrivées sur la célèbre Promenade des Anglais, on tombe sous le charme. Il est impossible de résister : on sent le désir de l’administration de conserver parfaits l’urbanisme et l’architecture pendant que la mer se rappelle à vous par grand bruits de vagues qui se fracassent sur les galets. Nice est l’incarnation du calme, du bien-être que permet l’existence sans souci monétaire.



Il faut voir Nice, j’y retournerai avec plaisir, en basse saison, alors que les quelques touristes qui restent se fondent dans une population qui souffle enfin, après le départ des masses. Peut-être est-ce cette langueur qui teinte le temps et l’ambiance du soleil couchant.


1.11.10

Saint-Rémy et les vignobles

La visite des environs provencaux a été parsemée de grandes et petites découvertes, de celle qui ne se font qu'avec l'attention et du temps...

Saint-Rémy est une jolie bourgade qui est habituée aux touristes, même en fin de saison. Malgré les difficultés pour trouver notre hébergement (il est parfois ardu de différencier la sortie de cour de la rue officielle), le séjour «chez l'habitant» fut mémorable: une dame avec une expérience formidable, un mas provençal emplie de livres, de souvenirs des quatres coins du globe et surtout d'histoire familiale comme il n'en existe qu'en Europe. Si vous désirez une expérience plus que particulière, L'Harmas est votre lieu de repos!




Sur le chemin, à Orgon, se trouve le monastère de Notre-Dame de Beauregard, qui de son nom nous indique la qualité de la vue qu'elle offre aux visiteurs. Il faut cependant être brave pour monter en automobile: on grimpe à flanc de montagne sur un peu plus d'un kilomètre -- fossé ou montagne, choissisez votre peur!!



Ensuite, les vignobles nous charment par leurs arômes, leurs vignes légères qui jouxtent les oliviers chargés, les batiments qui invitent à s'asseoir, parler et déguster.

Des recommandations? Plusieurs, l'expérience est tant personnelle! Mais, voici quelques vignobles qui ont touché mes papilles:

Valdition! Valdition, Valdition!! (un vignoble sans prétention, un accueil formidable!)

Chateau de Beaupré (des vins de garde à saisir)

Domaine de L'Estoublon (propriété du fils de la dame de L'Harmas, formidable propriété, vins assez chers, bon petit bistro selon les gens du coin)








Mais il faut revenir à la réalité! Demain commence une nouvelle étape: je suis séniorisée! Des nouvelles dès la fin de la semaine de mon périple hospitalier!

24.10.10

Vacances... finalement

Vous avez bien lus, j'ai décidé la semaine dernière de prendre quelques jours de vacances. Un petit coin de Provence était au menu de ces quelques jours. Pour débuter, Aix-en-Provence, une première pour ma soeur, nous a permis d'ouvrir l'appétit des filles Girard.





16.10.10

Calanques Cassis

J'avais tout simplement oublié de vous montrer un peu les calanques qui furent un peu de mon calvaire.



Leçon apprise: monter n'est jamais le problème, c'est dans la descente qu'est tout l'art et la difficulté du trekking! J'adore la marche mais je vais me contenter des inclinaisons à moins de 50 degré (malheureusement ou heureusement).



Mouvement national...

Mon assiduité à ce blog semble suivre une pente inverse de la mobilisation dans les rues de Marseille...

Dans la cité phocéenne, comme dans le reste de l'Hexagone, le Mouvement national prend de l'ampleur et par le fait même, du chaos. Ce qui a commencé en procession rangée dans les rues des plus grandes villes (Paris, Lyon, Rennes, Marseille...) a redoublé d'ardeur dans les dernières semaines. Les journées de grève générale (pardon, action citoyenne) avec ces centaines de milliers à quelques millions... D'ailleurs, comment ce fait-il qu'une méthode statistique IDEM appliquée par deux corps opposés donne des résultats si différents? L'écart type de cette méthode est vraiment ÉNORME!!!

Bref, ces journées se succèdent mais la mobilisation ou la grogne ne cesse jamais totalement: grève rotatoire des corps de métier (surtout les transports qui donnent du fils à retordre pour aller et revenir du travail), raffineries et port bloqués (qui donnerons bientôt du fil à retorde pour aller et revenir du travail), grève des techniciens d'hygiène publique (rappelez-vous Toronto et imaginez Marseille...), lycée bloqués, étudiants en grève... En fait, on constate que la situation semble n'être plus sous le contrôle de degun, de personne quoi!

Nous sommes deux québécoises à regarder cette lame de fond balayer un pays qui cherche à reprendre son souffle, sa gaieté, sa vie politique: une situation qui rappelle malheureusement combien nous avons abandonnés la notion de possession de l'espace politique dans notre patelin à nous...

J'espère que les éboueurs vont reprendre vite le travail, le mistral d'automne cache - pour l'instant - l'odeur mais ça commence à chlinguer au Vieux Port...

16.9.10


Première journée grise à Marseille et première journée où je sors de l'hôpital avant 18h00... Rattrapons le temps perdu!



Samedi dernier, les trois Girard marseillais s'en furent à Aix-en-Provence. Ville magnifique, baignée de soleil, à peine à une trentaine de minutes de Marseille, c'est un autre rythme, une autre chanson qui bat entre ces murs. Le jour du marché, le matin, la ville est envahie et palpite de 8h00 à 13h00 puis retrouve sa valse bien particulière.



Dimanche, se fut un court bain dans la bourgade formidable de Cassis (à prononcer à la Provençale Caci). Emplie de touristes, la visite me laisse un souvenir aigre-doux, un goût d'inachevé qu'il me faudra compléter. Je crois que Cassis ne se visite pas sans les calanques, sans un maillot et sans prendre le temps... C'est une ville à découvrir dans toute sa saveur et ses couleurs!

7.9.10

De la visite

Les premiers jours au travail pourraient être qualifiés de chaotiques: une première journée agréable, installation dans mon bureau, suivi de deux jours de baisse d'activité (c,est la rentrée, pas question d'opérer des enfants de manière élective!), puis week end, puis une bonne journée de travail, puis grève. Arrivée au bloc comme une belle-mère dont on attendait plus la visite.

L'organisation d'un bloc opératoire est un drôle de phénomène, empli de forces diverses, d'inertie et de propulsion, qui est formidablement représentative du groupe sociétal qui y travaille. Ici, le but n'est pas de terminer le programme le plus rapidement possible mais bien de faire le programme... Et de prendre le temps d'en discuter, de prendre le café, de socialiser au travail d'une manière que plus d'un de chez nous trouverais... particulier.

Et pourtant, j'imagine mal le bloc fonctionner d'une autre façon. Les gens semblent fondamentalement heureux de leur situation et les patients ne s'en plaignent pas.

Finalement, il n'y a probablement pas de meilleur fonctionnement, de meilleur gestion: chaque administrateur devrait plutôt se questionner sur la meilleur méthode pour les gens qu'il tente d'organiser...

Mes parents sont arrivés aujourd'hui: j'espère que la cité phocéenne se présentera sous le même visage qu'elle s'est présentée à moi...